Cons Finés : Jour 3

Le réveil.

Comme d’habitude j’ai envie de dire… Banditu, 06h00 / 07h00 … Vous devez y être habitué maintenant, moi pas encore …
Je me suis couché tard… La rédaction des articles me prends environ 3 heures à chaque fois, et en général j’attends que Mateo aille se coucher, le soir les choses sont plus tranquilles … Ensuite je passe environ une bonne demie heure voir une heure à me balader sur les réseaux sociaux. Prendre des nouvelles, histoire de ne pas prendre de retard sur le situation.

Les posts, images, vidéos et articles qui nous proviennent d’Italie font froid dans le dos. On parle de milliers de morts, le personnel soignant en est à choisir qui hospitaliser ou pas. Le virus tue, et le virus se propage. Mes journées sont rythmées comme ça : Me lever, tout vas bien, profiter de ma journée, tout vas bien, me coucher le soir et arpenter internet : Tout vas mal. Cela me ramène un peu à la réalité, et de jour en jour le virus progresse, il gagne du terrain. Dans les jours prochain les cas d’infections vont considérablement augmenter selon les écho, je tome sur un article qui me glace le sang, le voici.

Pour nous tous… lettre aux français d’un cousin d’italie…:”Il est 00h28 à Brescia. «Je vous écris d’Italie, je vous écris donc depuis votre futur. Nous sommes maintenant là où vous serez dans quelques jours. Les courbes de l’épidémie nous montrent embrassés en une danse parallèle dans laquelle nous nous trouvons quelques pas devant vous sur la ligne du temps, tout comme Wuhan l’était par rapport à nous il y a quelques semaines. Nous voyons que vous vous comportez comme nous nous sommes comportés. Vous avez les mêmes discussions que celles que nous avions il y a encore peu de temps, entre ceux qui encore disent «toutes ces histoires pour ce qui est juste un peu plus qu’une grippe», et ceux qui ont déjà compris. D’ici, depuis votre futur, nous savons par exemple que lorsqu’ils vous diront de rester confinés chez vous, d’aucuns citeront Foucault, puis Hobbes. Mais très tôt vous aurez bien autre chose à faire. Avant tout, vous mangerez. Et pas seulement parce que cuisiner est l’une des rares choses que vous pourrez faire. Sur les réseaux sociaux, naîtront des groupes qui feront des propositions sur la manière dont on peut passer le temps utilement et de façon instructive ; vous vous inscrirez à tous, et, après quelques jours, vous n’en pourrez plus. Vous sortirez de vos étagères la Peste de Camus, mais découvrirez que vous n’avez pas vraiment envie de le lire.
Vous mangerez de nouveau.
Vous dormirez mal.
Vous vous interrogerez sur le futur de la démocratie.
Vous aurez une vie sociale irrésistible, entre apéritifs sur des tchats, rendez-vous groupés sur Zoom, dîners sur Skype.
Vous manqueront comme jamais vos enfants adultes, et vous recevrez comme un coup de poing dans l’estomac la pensée que, pour la première fois depuis qu’ils ont quitté la maison, vous n’avez aucune idée de quand vous les reverrez.
De vieux différends, de vieilles antipathies vous apparaîtront sans importance. Vous téléphonerez pour savoir comment ils vont à des gens que vous aviez juré de ne plus revoir.
Beaucoup de femmes seront frappées dans leur maison.
Vous vous demanderez comment ça se passe pour ceux qui ne peuvent pas rester à la maison, parce qu’ils n’en ont pas, de maison.
Vous vous sentirez vulnérables quand vous sortirez faire des courses dans des rues vides, surtout si vous êtes une femme. Vous vous demanderez si c’est comme ça que s’effondrent les sociétés, si vraiment ça se passe aussi vite, vous vous interdirez d’avoir de telles pensées.
Vous rentrerez chez vous, et vous mangerez. Vous prendrez du poids.
Vous chercherez sur Internet des vidéos de fitness.
Vous rirez, vous rirez beaucoup. Il en sortira un humour noir, sarcastique, à se pendre.
Même ceux qui prennent toujours tout au sérieux auront pleine conscience de l’absurdité de la vie.
Vous donnerez rendez-vous dans les queues organisées hors des magasins, pour rencontrer en personne les amis – mais à distance de sécurité.
Tout ce dont vous n’avez pas besoin vous apparaîtra clairement.
Vous sera révélée avec une évidence absolue la vraie nature des êtres humains qui sont autour de vous : vous aurez autant de confirmations que de surprises.
De grands intellectuels qui jusqu’à hier avaient pontifié sur tout n’auront plus de mots et disparaîtront des médias, certains se réfugieront dans quelques abstractions intelligentes, mais auxquelles fera défaut le moindre souffle d’empathie, si bien que vous arrêterez de les écouter. Des personnes que vous aviez sous-estimées se révéleront au contraire pragmatiques, rassurantes, solides, généreuses, clairvoyantes.
Ceux qui invitent à considérer tout cela comme une occasion de renaissance planétaire vous aideront à élargir la perspective, mais vous embêteront terriblement, aussi : la planète respire à cause de la diminution des émissions de CO2, mais vous, à la fin du mois, comment vous allez payer vos factures de gaz et d’électricité ? Vous ne comprendrez pas si assister à la naissance du monde de demain est une chose grandiose, ou misérable.
Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidéos où nous chantions de l’opéra, vous avez pensé «ah ! les Italiens», mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenêtres lancerez à plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, où ils chantaient sur les balcons en février, ils nous ont regardés.
Beaucoup s’endormiront en pensant que la première chose qu’ils feront dès qu’ils sortiront, sera de divorcer. Plein d’enfants seront conçus.
Vos enfants suivront les cours en ligne, seront insupportables, vous donneront de la joie. Les aînés vous désobéiront, comme des adolescents ; vous devrez vous disputer pour éviter qu’ils n’aillent dehors, attrapent le virus et meurent. Vous essaierez de ne pas penser à ceux qui, dans les hôpitaux, meurent dans la solitude. Vous aurez envie de lancer des pétales de rose au personnel médical.
On vous dira à quel point la société est unie dans un effort commun, et que vous êtes tous sur le même bateau. Ce sera vrai. Cette expérience changera à jamais votre perception d’individus. L’appartenance de classe fera quand même une très grande différence. Etre enfermé dans une maison avec terrasse et jardin ou dans un immeuble populaire surpeuplé : non, ce n’est pas la même chose. Et ce ne sera pas la même que de pouvoir travailler à la maison ou voir son travail se perdre. Ce bateau sur lequel vous serez ensemble pour vaincre l’épidémie ne semblera guère être la même chose pour tous, parce que ça ne l’est pas et ne l’a jamais été.
À un certain moment, vous vous rendrez compte que c’est vraiment dur.
Vous aurez peur. Vous en parlerez à ceux qui vous sont chers, ou alors vous garderez l’angoisse en vous, afin qu’ils ne la portent pas. Vous mangerez de nouveau.
Voilà ce que nous vous disons d’Italie sur votre futur. Mais c’est une prophétie de petit, de très petit cabotage : quelques jours à peine. Si nous tournons le regard vers le futur lointain, celui qui vous est inconnu et nous est inconnu, alors nous ne pouvons vous dire qu’une seule chose : lorsque tout sera fini, le monde ne sera plus ce qu’il était.»
Francesca Melandri
(traduit de l’italien par Robert Maggiori)

 

Nous n’en sommes qu’au jour 3. Je redoute les prochains jour…

Je lance le café, Mateo me rejoins : nous n’avons rien prévu aujourd’hui. Un petit tour dehors pour prendre notre café, et nous croisons Mimi : Une personne du village s’est faite arrêtée ce matin en allant arroser ses plantes au jardin – 135 euros d’amende. Ca y est, la police verbalise les gens qui se déplacent selon eux “sans motif valable” … Finis les sorties ? On ne sait pas. Mimi nous met en garde.

On a passé beaucoup de temps sur la terrasse hier matin, Mateo à sortit sa basse, et joué un peu. Moi j’ai pas mal trainé sur internet. On a aussi discuté du repas d’hier… Mateo est moins sensible, ou moins parano comme vous voulez, que moi à ce sujet : il n’a pas facebook, il n’a pas lu cet article, et ne vois pas les vidéos affreuses qui tournent en tout sens sur la toile … Alors quand je lui qu’on a déconné, qu’il faudra pas qu’on le refasse, il acquiesce, simplement, mais respecte mon choix. On vit sous le même toit, pour le virus, nous ne sommes qu’une seule et même entité quand il s’agit de prendre ce genre de mesures, alors il accepte. C’est un peu comme si on réfléchissais constamment à deux, de manière naturelle, pour veiller à ne pas introduire le virus dans la maison de quelque manière que ce soit.

Arrive l’heure du repas : coquillettes ketchup au soleil. Cette fois-ci un vent froid vient gâcher un peu ce moment, mais ils annoncent du mauvais temps les prochains jours alors on reste quand même dehors.

On a décidé de rester à la maison aujourd’hui, enfin, de ne pas bouger. D’une part car la police patrouille, et d’autre part car il faut que je repose mes côtes à cause de m’a chute débile hier. On en profite pour se renseigner sur ce fameux décret visant à restreindre les déplacements des gens. Il est un peu vague, il autorise les déplacement vitaux, comme les courses, le sport individuel, et le travail quand il n’est pas possible de “télétravailler”, ainsi que l’escalade, la randonnée, et les sports de montagne.

Mateo est guide, et moi pas trop con, alors on comprend vite. Cette loi est là pour éviter que des gens stupides se baladent sur le plateau du Cuscionu avec trois côte fêlées. Sait-on jamais : si ils trébuchent bêtement et se perforent un poumon, qui va venir les chercher ?

Cette loi vise à nous protéger, en soit, elle est plutôt logique, les sports de montagne étant les plus meurtriers en France.

Mais il reste cette petit voix dans notre tête, qui nous dit que passer 45 jours – car apparement on sera plutôt dans ces délais là –  sans bouger, sans faire de photo, sans alimenter notre blog, ou alors en vous racontant qu’on reste à la maison, ça va pas être possible. Mon boulot c’est la photo, Mateo c’est la montagne. A nous deux notre job c’est de prendre des photos en montagne. Voilà tout.

Certes, nous ne sommes pas payés pour faire ça, en tout cas pas aujourd’hui, mais nos images voyagent beaucoup en ces temps de confinement, et c’est tout bonnement un travail de communication que nous faisons. Et on compte sur ce travail pour pouvoir travailler encore plus qu’avant une fois que cette épidémie se sera enfin terminée. Nous, on voit ça comme du travail, qui nous passionne certes, mais du travail quand même.

Fin des coquillettes, je débarrasse, comme d’habitude c’est Mateo qui à préparé, et moi qui rince. C’est un bon deal pour moi tellement sa bouffe est à tomber.  Et un bon pour lui aussi car à peine le café engloutit qu’il sombre dans une sieste séculaire…

L’aprem se passe, j’ai quelques clients au téléphone pour parler de boulot. Je profite du soleil.

Instagram nous ramène sans cesse cette vidéo “PQ Challenge” … Celle ou on voit de gens jongler avec un rouleau de papier toilette. Les gens s’emmerde c’est impressionnant. Franchement on compatit… j’ai du tomber sur une 20 aine de stories de ce “challenge”. J’en parle à Mateo à son réveil, il n’es pas chaud pour le faire, mais me dit ” Tu le fais toi, par contre tu me laisse gérer la mises en scène” ( Je pense que depuis tout ce temps qu’il passe avec moi à faire des vidéos, ça à réveillé sa face cachée de réalisateur.) “Ok, je te laisse faire”  Et je rentre me poser sur le canapé avec Banditu.

10 Minutes plus tard, après de multiples allers retour entre la maison et la terrasse Mateo m’appelle enfin, il a fini.

Je vous laisse admirer son travail de mises en scène et d’accessoiriste, et mes talents d’acteur.

L’après midi touche à sa fin. On a pas trop bougé. J’aimerai bien faire des photos des étoiles ce soir. Hier on voyait bien Orion, alors pourquoi pas organiser un Live sur Instragram pour expliquer aux personnes qui nous suivent comment prendre en photo une nébuleuse ? Ca nous semble être une bonne idée, alors on balance un post : RDV 20h00 pour observer les étoiles avec nous.

La soirée.

Pas très loin de la maison de Mateo se trouve un superbe point de vue. De jour on y aperçoit la mer à l’Ouest, les Crêtes de Forca D’Olmu au Nord Ouest, et le plateau du Cuscionu au Sud Est. C’est là qu’on décide d’aller.

20h00 Nous sommes en haut. Nous démarrons le live instagram, très vite plusieurs personnes sont présentes.
J’essaie tant bien que mal d’animer tout en montant mon matériel, et en expliquant deux ou trois trucs sur les étoiles. C’est pas facile de faire tout ça en même temps. A mon avis j’ai gonfler les gens.

Bref pour l’expliquer un peu à vous aussi, car là j’ai du temps, mis à part ma cigarette qui se consume dans le cendrier rien ne me presse.

Par où commencer …

Ah oui je l’ai : L’espace au dessus de votre tête est remplis de truc tous aussi dingues les uns que les autres. Certains, visible à l’oeil nu, d’autre visible ou distinguable pour un oeil exercé, et d’autres carrément invisible ( un paquet sont invisible d’ailleurs).
Un appareil photo comme le mien, va nous permettre de pouvoir  apercevoir plusieurs objets célestes dans ce ciel de fin d’hiver.

On appelle ça ” Astro Photographie”. Une passion qui m’est venu au tout début, quand j’ai vraiment commencé à pratiquer la photo, avec la fameuse voie lactée. Je ne pensais même pas qu’on pouvais voir ça en Corse, encore moins à l’oeil nu. Et j’étais à milles lieux de m’imaginer que la Corse était en réalité un des endroits en Europe les plus propice à l’observation de ces objets célestes. Quelle chance.

Je vous raconte un peu ma vie, mais je pense que vous avez un peu de temps, pour ce que ça emmerde, désolé … En plus ils annoncent mauvais les prochains jours, donc ça tombe bien, ça nous fera passer le temps à vous et à moi, non ? 

Donc voilà, plateau d’Ese, mois de Mars il y a 3 ans, je réalise mon premier cliché de voie lactée. J’étais avec Antoine Giacomoni, un ami proche, qui est aussi fou qu’il est gentil pour me suivre dans mes délires… Il n’a jamais fait de montagne, je l’emmène camper au plateau d’Ese, dormir dans une tente à même la neige, avec des sacs de couchages bien trop légers pour supporter ce froid en cette saison. Mais j’y tenais, et il m’a suivit. Merci Antoine.
En Mars, la voie lactée est visible juste avant le lever du soleil, une fenêtre très courte pour la prendre en photo. Mon tout premier cliché. Je suis piqué à vie.

Alors nous y voilà, ce soir j’ai décidé de vous montrer la nébuleuse d’Orion, on des objets les plus facilement observable dans le ciel sans se ruiner en matos photo. Je vous détaillerai globalement le processus, car il est intéressant selon moi.

Un appareil photo peut imprégner une quantité de lumière folle si on lui demande de le faire. Chose que ne peut faire votre oeil. Ce faisant, il est possible de voir des choses très peu lumineuses en photo. Cela s’appelle un ” temps de pose”.
Plus il est long, plus l’image finale sera lumineuse. En revanche, tous les objets en mouvements seront flous, voire même invisible pour notre cas.

-Forca D’Olmu, sans la monture, les étoiles filent à toute vitesse dans le ciel.

 

Mon appareil est sur un trépied, je suis braqué vers le ciel, qu’est-ce-qui bouge selon vous ? Les étoiles ? Non … la terre … Et pour pouvoir réaliser une pause suffisamment longue, nous aurons besoin de compenser le mouvement de rotation de la terre.

C’est là qu’intervient la “monture équatoriale”. Elle va nous permettre en nous alignant avec l’étoile polaire, de compenser le mouvement de rotation de la terre grâce à un moteur déjà calibré sur cette vitesse.  La terre tourne dans un sens, moi je tourne dans l’autre : les étoiles sont désormais fixes. Facile non ?

L’étoile Polaire : Polaris.

La terre tourne sur un axe, son axe de rotation. Si on le schématise par un trait qui partirai du pôle Sud au pôle Nord, on s’aperçoit qu’une étoile croise sa route : l’étoile polaire. Dans la nuit, toutes les étoiles se déplacent autour de cet axe, sauf celle-ci, qui reste fixe dans le ciel, comme le moyeu d’un roue roue de vélo en quelque sorte. C’est l’étoile polaire.

Pour les puristes, elle n’est pas réellement dans l’axe, elle se trouve plutôt sur un petit cercle autour, dépendant de l’heure à laquelle nous sommes.

C’est important de prendre ces paramètres là en compte, pour s’aligner parfaitement, et compenser parfaitement la rotation de la terre.

Comment la trouver ?

Vous voyez la grande Ourse ? La casserole ? Bon, regardez le schéma ci dessous :

La grande Ourse, vous la trouverez facilement dans le ciel grâce à sa forme de Casserole.
En ce moment, elle est plutôt à l’envers dans le ciel, comme sur le schéma ci dessous qui vous explique aussi comment trouver Polaris.

Vous avez trouvé ? Bon, donc on est aligné.

Maintenant on passe à Orion.

Orion :

Orion. Très facile elle aussi à trouver, elle se caractérise par trois étoiles très brillantes dans le ciel : La ceinture d’Orion.

Je vous ai mis un croquis ci dessous. Normalement c’est un bouclier, plutôt qu’un arc. Mais vois je vois un arc. Alors ça sera un arc. Vous pouvez l’observer le soir, vers 20H30, en regarde au SUD OUEST. Levez la tête d’environ 45° vous y serez :).

 

Donc, une fois Orion localisé, on localise la région où se trouve M42 : La nébuleuse.
On lance le moteur, et c’est partit pour 2 minutes de temps de pose. Je vous laisse apprécier le résultat :

 

C’est un vaste nuage de Gaz. On distingue plusieurs type des nébuleuse. Celle-ci est plutôt spéciale puisqu’elle donne naissance à des étoiles … Constituée principalement d’Hydrogène (H1) l’élément chimique le plus léger de l’univers, c’est le gaz “embryon” des étoiles.

La naissance d’une étoile :

– De façon très vulgaire – 

Un vaste nuage de gaz d’hydrogène dans l’espace, visualisez ça comme un nuage de fumée. Qui à tendance à se dissiper, comme la fumée d’une cigarette. Sauf que ce nuage il est lourd, très lourd, et donc niveau gravité, il pèse. Alors c’est un combat qui n’en finis plus entre dispersion du nuage, et son poids. Et en certains points, la gravité l’emporte. Le nuage s’écroule sur lui même, il est attiré par son propre poids, et s’agglutine en un point. Il s’agglutine, donc sa masse augmente, et plus sa masse augmente, plus il va attirer le reste du nuage. Sans fin. Jusqu’à ce que sa masse soit tellement énorme, et sa température tellement chaude, que certains atomes d’hydrogène, en son centre, vont commencer à se dissocier. Ils ont maintenant assez de force, et d’énergie pour se rapprocher, et certains vont alors fusionner. Se crée alors le deuxième élément. Plus lourd que le premier :
l’Hélium. He2.

Nous assistons là à la naissance d’une étoile. S’en suit ensuite un magnifique cercle vertueux, où seront synthétisés ainsi tous les premiers éléments de classification périodique comme le Calcium, le Carbone, l’Oxygène, ou le Fer…

Sauf, et je finirai là dessus, lorsque l’étoile commence à synthétiser du fer, c’est mauvais signe. L’élément le plus lourd que l’on pourra y trouver. Sa masse est tellement énorme, et son volume tellement petit comparé à celui de l’étoile qui elle est immense.
Les premiers atomes de fer annoncent la fin de vie de l’étoile. Mais une fin de vie qui promet d’être fantastique. En effet, sous l’effet de la gravité, les atomes de fer viennent créer un noyau dur. Et en une fraction de seconde, tous les autres atomes de l’étoile sont attirés vers ce point à une vitesse immensément grande. Ils viennent alors s’écraser sur cette carapace rigide, et rebondissent à toute vitesse : ils sont projetés hors de l’étoile déjà morte, et expulsés à toute vitesse dans l’espace… Helium, Oxygène, Calcium, et tous les autres sont relâchés dans le cosmos.

… Soient, tous les éléments nécessaires à la création de l’univers, des astres, des planètes, et de la vie. Donc de vous et moi.

 

Oui, vous êtes bien le fruit d’une étoile… et ça c’est magnifique.

Bonne nuit 🙂

 

N’hésitez pas à postez vos réactions en commentaire, ça nous occupera à vous comme à nous, comme à ceux qui les lirons.

François Menassé
François Menassé
2 comments
  1. François Menassé

    Grand plaisir à lire cet article sur lequel je suis tombée par hasard. L’histoire d’un confiné ressemble à tous les confinés que nous sommes, par contre l’histoire d’un confiné qui m’emmène dans les étoiles je dis oui !
    Merci pour la leçon d’astrologie ! ✨✨

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    1. François Menassé

      Merci beaucoup Chilina pour votre commentaire !! La chance d’avoir un jardin et un appareil photo 😀 On espère que tout ça va rentrer dans l’ordre rapidement ! Bon courage à vous 🙂

      Répondre
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